28 septembre 2026
Jusqu'ici, j'ai défendu un programme. Par conviction plus que par prudence. Je crois que la Ve République a fait du vote un acte de foi en une personne, et que cette habitude nous a coûté cher. Parler de mesures plutôt que d'un visage, c'était ma façon de refuser le culte de la personne qui structure notre vie politique depuis plus de soixante ans[1].
Le terrain m'a rattrapé. Sur les marchés, aux portes, autour d'un verre, la même phrase revient sous mille formes : « Le programme, oui. Lui, non. » Elle vient souvent de gens de gauche, sincères, parfois engagés depuis bien plus longtemps que moi. Récemment encore, on m'a tendu un billet publié sur Mediapart en guise de réponse. Je ne peux plus répondre en parlant d'autre chose.
Mes contradicteurs ont pourtant une logique que je dois leur reconnaître. Dans ce régime, un homme concentre assez de pouvoir pour que sa personne compte. Refuser d'en parler, c'était faire comme si nous vivions déjà dans la République que j'appelle de mes vœux. Le système que je veux changer m'oblige à jouer selon ses règles.
Alors j'abdique. Parlons de l'homme, puisqu'il le faut, mais pour mieux revenir à ce qui compte.
Le piège du refus
Que la personne compte ne veut pas dire que tout se mesure à son caractère. Il y a un paradoxe qu'il faut regarder en face. Refuser de voter pour un programme à cause de celui qui le porte, c'est encore placer l'homme au centre. C'est lui accorder, en creux, le pouvoir que le présidentialisme lui accorde en plein.
Le présidentialisme ne fabrique pas seulement des admirateurs. Il fabrique aussi des détracteurs qui raisonnent comme eux, les yeux fixés sur une personne : les uns y voient un homme providentiel, les autres un homme dangereux.
Ce paradoxe serait une réponse bien commode, mais les réticences ont leurs raisons. Prenons-les une à une.
Ce qui mérite d'être entendu
Le billet de Laurent Mauduit, qui annonce la réédition de son livre coécrit avec Denis Sieffert, résume assez bien ce que j'entends. Certaines de ses critiques touchent juste, et je n'ai aucune envie de les esquiver.
En mars dernier, Jean-Luc Mélenchon a déformé en meeting les noms de Raphaël Glucksmann et de Jeffrey Epstein. Déformer un nom, c'est pointer une origine. Dans l'histoire française, le procédé a servi l'antisémitisme, et plus largement la haine de l'étranger ; on ne peut pas le laisser passer. Mélenchon dit l'avoir fait par erreur, s'en est dit désolé et a assuré en retenir la leçon[2]. J'en prends acte, et je ne défendrai pas le procédé. Mauduit lui-même se contente d'écrire que Mélenchon a « prêté le flanc » à un procès en antisémitisme, sans l'accuser d'antisémitisme. Entre donner prise à une accusation et en être coupable, il y a une distance, et c'est elle que la polémique efface.
Vient ensuite la démocratie interne. La France insoumise a choisi le fonctionnement du mouvement plutôt que celui du parti : pas de congrès, pas de courants, pas d'instances élues à la manière des vieilles organisations. La différence, je la constate à l'usage : un parti organise la compétition entre ses courants ; un mouvement parie sur l'action de ceux qui le rejoignent.
Ce fonctionnement a un coût. Quand des députés comme Alexis Corbière ou Danielle Simonnet n'ont pas été réinvestis en 2024[3], beaucoup y ont vu une purge. J'y vois plutôt l'aboutissement d'un désaccord, dont on a fait une lecture démesurée. Mais la manière dont il a été tranché, sans recours possible, pose une vraie question. D'autres, comme François Ruffin, sont partis d'eux-mêmes, faute de trouver où faire vivre leur désaccord[4]. Les situations diffèrent, le constat se rejoint : aucun mécanisme ne permet de contester la direction, encore moins de la révoquer. Le désaccord n'a pas d'autre issue que la porte.
Une feuille de route adoptée à 96,6 %[5] ressemble davantage à une ratification qu'à un débat. Animer un groupe d'action local m'a appris la liberté que ce modèle laisse à la base. Il ne m'a pas convaincu qu'il protège bien la contradiction au sommet.
Qu'on ne s'y trompe pas pour autant. On juge souvent ce fonctionnement à l'aune des habitudes qu'il cherche justement à dépasser, celles des partis. Or la démocratie dont tout le monde se réclame a partout ses filtres : une primaire payante[6], un congrès où votent quelques milliers de cotisants, une motion départagée à 51 contre 49. Ce modèle me paraît à bout de souffle, et l'habitude ne le rend pas plus démocratique. Ces reproches n'en gardent pas moins un fond, et les reconnaître ne coûte rien à celui qui défend un programme plutôt qu'un chef.
Ce qui est inexact
D'autres affirmations tiennent moins bien.
On lit que Mélenchon a imposé sa candidature « sans être soumis au moindre vote ». Il a été désigné par les élus du mouvement le 3 mai, sans candidature concurrente, c'est exact[7]. Mais cette candidature est soumise à l'investiture citoyenne. Il fallait 150 000 parrainages ; en moins de cinq mois, 386 623 citoyens l'ont parrainée[8]. On peut juger le dispositif insuffisant. On ne peut pas prétendre qu'il n'existe pas.
On lit aussi qu'il porterait la responsabilité des divisions de la gauche. Regardons la rentrée. En juillet, les adhérents socialistes ont préféré leur propre primaire à la primaire unitaire[9]. Le Parti communiste présente son propre candidat. Bernard Cazeneuve s'est déclaré seul, François Hollande réfléchit[10]. Si la gauche est émiettée, elle l'est de tous les côtés, et faire porter cet émiettement sur un seul homme revient à reproduire, à l'envers, le travers qu'on dénonce : tout ramener à lui.
Quant à l'union, souvenons-nous de ce qui a été tenté. Les primaires récentes n'ont pas rassemblé la gauche. Celle de 2017 n'en réunissait qu'une partie, et son vainqueur a fini à 6 %[11]. La Primaire populaire de 2022, que les autres candidats de gauche avaient refusée, a désigné une candidate qui s'est retirée faute de parrainages[12]. Le Nouveau Front populaire a montré les deux faces du problème. Un programme commun a suffi à rassembler en quelques jours. Puis, les sièges acquis, on a vu une partie du Front populaire se contenter d'une suspension de la réforme des retraites[13], quand tous ses députés avaient été élus sur son abrogation[14]. La leçon tient moins au choix d'un champion qu'à la fidélité au programme.
L'argument des origines
Reste l'argument central, celui que le billet résume et que le livre, selon ses auteurs, développe. Mélenchon serait autoritaire, hostile à la presse et à la justice, parce qu'il vient du lambertisme et en perpétue les méthodes.
L'argument séduit parce qu'il semble tout expliquer. C'est aussi sa faiblesse. Mélenchon a milité quelques années à l'OCI au début des années 1970, puis plus de trente ans au Parti socialiste, comme sénateur et comme ministre[15]. Pourquoi la première période éclairerait-elle tout, et la seconde rien ? Expliquer un homme par ses origines dispense de le juger sur ses actes et sur ses propositions. Les deux auteurs ont été lambertistes eux-mêmes. Je pourrais expliquer leur lecture par ce passé ; ce serait commettre la faute que je leur reproche. Je m'en tiens à ce qu'ils écrivent.
On peut d'ailleurs critiquer la presse au nom même de sa mission. La concentration des médias entre les mains de quelques fortunes est documentée par des associations, des chercheurs, des rapports parlementaires. Laurent Mauduit l'a lui-même dénoncée dans Main basse sur l'information, en 2016, et il y liait déjà la mise sous tutelle de la presse aux ravages du présidentialisme, appelant à une refondation de notre démocratie[16]. De même, contester une décision de justice ne revient pas à mépriser la justice. C'est un droit qu'elle organise elle-même, par l'appel et la cassation, parce qu'elle se sait faillible. Et interroger son indépendance n'a rien de subversif : en 2010, la Cour européenne des droits de l'homme a jugé que le parquet français, soumis au pouvoir exécutif, ne pouvait être tenu pour une autorité judiciaire au sens de la Convention[17]. Le programme insoumis propose, de manière constante, de rattacher la police judiciaire au ministère de la Justice plutôt qu'à celui de l'Intérieur, pour que les enquêtes échappent à la tutelle du pouvoir politique[18], y compris du sien.
Chacun a pourtant en tête la perquisition d'octobre 2018 : les cris, un policier et un magistrat bousculés, et cette phrase, « La République, c'est moi »[19], qui nourrit depuis bien des craintes. Cet épisode ne plaide pas pour lui. Il lui a valu une condamnation l'année suivante ; Mélenchon a annoncé le jour même qu'il ne ferait pas appel[20]. À mes yeux, c'était une colère, pas une mise en scène, et elle montre qu'il a ses limites. On imagine alors le pire : le même homme face aux grands de ce monde. Mais une scène ne résume pas un parcours : ministre, puis député européen pendant huit ans[21], il a exercé des fonctions qui obligent à négocier. Juger un homme entier sur une scène, c'est encore tout mesurer à son caractère. Et son programme réduirait justement ce que pèse le caractère d'un président.
Le ton de Mélenchon est parfois brutal, selon le moment et le lieu. Celui qu'on voit en meeting n'est pas celui qu'on entend sur un plateau. Cet écart, je le lis comme une maîtrise plutôt que comme un défaut. On ne change pas de registre selon la salle sans savoir ce qu'on fait, et c'est ce savoir que j'attends d'un président. D'autres y verront de l'inconstance.
Quand je suis arrivé dans le Sud, il y a plus de vingt ans, cette façon de parler fort m'a désarçonné ; j'ai appris depuis à me méfier de mes premières impressions sur une manière de parler. On ne gouverne pas avec un ton, on gouverne avec un projet.
Un programme qui désarme son candidat
C'est ici que je retrouve mon terrain.
Si l'on redoute l'homme, qu'on regarde ce qu'il propose de faire du pouvoir qu'on lui confierait. Le programme commence par la convocation d'une Assemblée constituante pour sortir de la Ve République[22]. Il prévoit le référendum d'initiative citoyenne, par lequel les citoyens pourraient notamment révoquer un élu en cours de mandat[23]. Il prévoit la proportionnelle[24]. En 2020, Mélenchon a déposé à l'Assemblée une proposition de loi pour que les candidatures présidentielles puissent être parrainées par les citoyens, et plus seulement par les maires[25].
Et s'il ne le fait pas ? Personne ne peut le garantir, pour lui pas plus que pour un autre. La Constituante figure dans chacun de ses programmes depuis 2012[26], et c'est la première promesse, vérifiable dans les premières semaines, par un acte et non par un discours. Si cet acte ne vient pas, aucune institution ne nous protégera, puisque celles qui le permettraient restent à écrire. Il restera ce qui a toujours fait tenir les promesses : ceux qui les ont réclamées. C'est là que la révolution citoyenne cesse d'être un mot. Elle ne s'arrête pas au soir du second tour ; elle continue dans la rue, dans les syndicats, dans les groupes d'action, partout où l'on peut exiger ce qui a été promis.
Je ne connais pas d'autre candidat dont le programme organise à ce point la réduction de sa propre fonction. Le soupçon d'autoritarisme vise un homme ; le programme, lui, démonte l'institution qui rend l'autoritarisme possible. Entre les deux, je choisis de croire ce qui est écrit, chiffré, défendu depuis quinze ans, plutôt que ce qui est supposé.
Mauduit conclut en citant le mathématicien Laurent Schwartz : « Les moyens font partie intégrante de la fin. » Il la cite pour refuser que la critique cède la place à l'apologie. Il a raison, et j'espère l'avoir montré : on peut soutenir une candidature sans rien taire de ce qui la fragilise.
Je fais donc mienne cette phrase, à condition de regarder tous les moyens, pas seulement ceux du sommet. Le mouvement que je connais, ce sont des groupes d'action qui s'organisent sans demander la permission, des mobilisations aux côtés de syndicats, d'associations, de collectifs qui ne lui doivent rien. Il protège mal la contradiction envers sa direction, je l'ai dit. Il la provoque partout ailleurs, face aux autres forces politiques comme dans la société. Ce moyen-là est horizontal. Il emprunte la seule voie verticale que le régime lui laisse, l'élection d'un président, pour produire une fin qui ne le sera plus : une démocratie où plus personne n'attend son salut d'un seul homme.
Voter pour une porte
Je n'attends pas de sauveur. Je n'en veux pas. Ce que j'attends, c'est la révolution citoyenne : le moment où les citoyens reprennent la main sur les institutions, sur les choix économiques, sur ce qui se décide en leur nom. Aucune élection présidentielle ne fera cette révolution. Elle peut, au mieux, en ouvrir la porte.
Dans ce régime que je combats, on ne peut pas voter pour un programme sans voter pour quelqu'un. C'est bien ce que je voudrais changer. En attendant, la question qui se pose en avril prochain ne porte pas sur l'affection qu'on a pour Jean-Luc Mélenchon. Elle porte sur la Constituante comme premier acte du mandat. Les Écologistes veulent eux aussi sortir de la Ve République[27], et je m'en réjouis. Mais une Constituante ne se convoque pas depuis l'opposition. À mes yeux, une seule des candidatures qui veulent sortir de la Ve République peut raisonnablement prétendre au second tour et à la victoire.
On peut voter pour une porte sans aimer le portier. On peut même le faire en se promettant de le surveiller.
Je mesure le paradoxe. Pour sortir d'un régime où l'on vote pour un homme, je demande qu'on vote pour un homme. Je n'ai pas de solution élégante à cette contradiction, seulement la conviction qu'on n'en sortira qu'en la traversant. Reste à savoir si nous serons assez nombreux, le lendemain, pour tenir la porte ouverte.
-
Loi référendaire du 6 novembre 1962 relative à l'élection du président de la République au suffrage universel, adoptée par le référendum du 28 octobre 1962 ; première application en 1965. https://mjp.univ-perp.fr/france/co1958-2.htm↩︎
-
« Jean-Luc Mélenchon se dit "désolé" d'avoir "déformé par erreur" le nom de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann », franceinfo, 2 mars 2026. https://www.franceinfo.fr/politique/la-france-insoumise/jean-luc-melenchon-se-dit-desole-d-avoir-deforme-par-erreur-le-nom-de-l-eurodepute-raphael-glucksmann-comme-ceux-d-autres-personnalites_7840526.html↩︎
-
« Législatives 2024 : investitures sur fond de règlements de comptes et de divisions à La France insoumise », LCP, 15 juin 2024. https://lcp.fr/actualites/legislatives-2024-investitures-sur-fond-de-reglements-de-comptes-et-de-divisions-a-la↩︎
-
« François Ruffin dit qu'il ne siègera pas avec le groupe LFI s'il est réélu dimanche », La Libre (AFP), 4 juillet 2024. https://www.lalibre.be/international/europe/elections-france/2024/07/04/francois-ruffin-dit-quil-ne-siegera-pas-avec-le-groupe-lfi-sil-est-reelu-dimanche-mes-desaccords-avec-jean-luc-melenchon-sont-connus-MQGQCOYDMFHYFEQONZJTJNK74Q↩︎
-
« Déclaration de l'intergroupe de la France insoumise du 3 mai 2026 », La France insoumise. https://lafranceinsoumise.fr/2026/05/03/declaration-de-lintergroupe-de-la-france-insoumise-du-3-mai-2026/↩︎
-
« Primaire de gauche : les règles du vote qui décideront le candidat social-démocrate en 2027 », Parlons Politique, 25 août 2026. https://www.parlons-politique.fr/elections/primaire-de-gauche-les-regles-du-vote-qui-decideront-le-candidat-social-democrate-en-2027_25725/↩︎
-
« Présidentielle : Jean-Luc Mélenchon officialise sa candidature pour 2027 », LCP, 3 mai 2026. https://lcp.fr/actualites/presidentielle-jean-luc-melenchon-officialise-sa-candidature-pour-2027-435851↩︎
-
Compteur de parrainages citoyens du site de campagne, relevé par l'auteur le 28 septembre 2026. https://melenchon2027.fr/↩︎
-
« Marine Tondelier présente le programme des Écologistes pour 2027 », Entrevue, 13 juillet 2026 (« les militants socialistes ont opté pour une primaire réservée à leurs alliés »). https://entrevue.fr/elections/marine-tondelier-presente-le-programme-des-ecologistes-pour-2027/ ; voir aussi « 2027 : les Écologistes veulent instaurer la "Première République écologique et citoyenne" », France 24 (AFP), 13 juillet 2026. https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260713-2027-les-ecologistes-veulent-instaurer-la-premi%C3%A8re-r%C3%A9publique-%C3%A9cologique-et-citoyenne↩︎
-
« Présidentielle 2027 : qui sont les candidats à la primaire organisée par le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste ? », Touteleurope.eu, septembre 2026. https://www.touteleurope.eu/vie-politique-des-etats-membres/presidentielle-2027-qui-sont-les-candidats-a-la-primaire-organisee-par-le-parti-socialiste-place-publique-et-la-gauche-republicaine-et-socialiste/↩︎
-
« Présidentielle 2017 : les résultats en intégralité », Europe 1, avril 2017 (Benoît Hamon : 6,36 %). https://www.europe1.fr/politique/presidentielle-les-resultats-du-premier-tour-3308975↩︎
-
« Présidentielle : Christiane Taubira annonce qu'elle retire sa candidature », Public Sénat, 2 mars 2022. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/presidentielle-christiane-taubira-annonce-qu-elle-retire-sa-candidature-196538↩︎
-
« Suspension de la réforme des retraites : le PS décide de ne pas censurer le gouvernement Lecornu 2 », LCP, 14 octobre 2025. https://lcp.fr/actualites/le-ps-ne-censurera-pas-le-gouvernement-le-risque-de-chute-s-eloigne-pour-sebastien↩︎
-
Programme du Nouveau Front populaire, juin 2024, « 15 premiers jours » : abroger les décrets d'application de la réforme portant l'âge de départ à 64 ans. https://lafranceinsoumise.fr/wp-content/uploads/2024/06/PROGRAMME-FRONT-POPULAIRE.pdf↩︎
-
« Jean-Luc Mélenchon », Encyclopédie Larousse. https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/wd/185944↩︎
-
Laurent Mauduit, Main basse sur l'information, Don Quichotte, 2016, présentation de l'éditeur. https://www.laprocure.com/product/293776/mauduit-laurent-main-basse-sur-l-information↩︎
-
CEDH, 23 novembre 2010, Moulin c. France, req. n° 37104/06 ; « Le ministère public n'est pas une autorité judiciaire au sens de l'article 5 § 3 de la CEDH », Eurojuris, 1er décembre 2010. https://www.eurojuris.fr/finances/articles/ministere-public-est-pas-autorite-judiciaire-sens-article-cedh-7608.htm↩︎
-
Amendement du groupe LFI au projet de loi de finances, présentant ce rattachement comme une « proposition constante » de L'Avenir en commun. https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/amendements/2247/AN/720.pdf↩︎
-
« Perquisitions à LFI : Mélenchon et cinq proches jugés jeudi et vendredi à Bobigny », Public Sénat (AFP), septembre 2019. https://www.publicsenat.fr/actualites/politique/perquisitions-a-lfi-melenchon-et-cinq-proches-juges-jeudi-et-vendredi-a-bobigny↩︎
-
« Mélenchon condamné à trois mois avec sursis pour la perquisition houleuse à LFI », Public Sénat (AFP), 9 décembre 2019. https://www.publicsenat.fr/actualites/non-classe/melenchon-condamne-a-trois-mois-avec-sursis-pour-la-perquisition-houleuse-a-lfi↩︎
-
Ministre délégué à l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, député européen de 2009 à 2017. « La biographie et le CV de Jean-Luc Mélenchon », Sud Radio. https://www.sudradio.fr/la-biographie-et-le-cv-de-jean-luc-melenchon↩︎
-
L'Avenir en commun, édition 2025, « Réunir une Assemblée constituante pour passer à la 6e République ». https://melenchon2027.fr/?p=15423↩︎
-
L'Avenir en commun, édition 2025, « Une République permettant l'intervention populaire ». https://melenchon2027.fr/programme2025/livre/faire-la-revolution-citoyenne/s4/↩︎
-
L'Avenir en commun, édition 2025, « Abolir la monarchie présidentielle ». https://melenchon2027.fr/?p=15531↩︎
-
Proposition de loi organique n° 3478 instaurant une procédure de parrainages citoyens pour la candidature à l'élection présidentielle, enregistrée le 26 octobre 2020. https://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/propositions/pion3478.pdf↩︎
-
Programme de Jean-Luc Mélenchon et du Front de gauche, présidentielle 2012 : « Élisons une assemblée constituante pour faire naître la 6e République ». https://www.france-politique.fr/doc/PR-2012/2012-Melenchon.pdf↩︎
-
« 2027 : les Écologistes veulent instaurer la "Première République écologique et citoyenne" », France 24 (AFP), 13 juillet 2026. https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260713-2027-les-ecologistes-veulent-instaurer-la-premi%C3%A8re-r%C3%A9publique-%C3%A9cologique-et-citoyenne↩︎
Ce texte prolonge le Traité de Politique Intérieure sur un terrain plus exposé : ce que le présidentialisme fait de nos jugements. Si tu veux voir ce qui se passe en nous quand un visage passe avant un programme, [Le visage dans ta rue](https://www.jumirfak.art/articles/le-visage-dans-ta-rue?utm_source=blog&utm_medium=interne&utm_campaign=puisqu-il-faut-parler-de-l-homme&utm_content=paragraphe-cloture) en donne la mécanique. Et pour vérifier que soutenir n'oblige pas à se taire, [La forteresse insoumise](https://www.jumirfak.art/articles/la-forteresse-insoumise?utm_source=blog&utm_medium=interne&utm_campaign=puisqu-il-faut-parler-de-l-homme&utm_content=paragraphe-cloture) critiquait déjà le mouvement depuis l'intérieur.
Changer le monde passe par se changer soi-même. Pas avant. Pas à la place.
Si ce texte t'a fait réfléchir, ou t'a agacé, partage-le à quelqu'un avec qui tu en débats. Et si tu veux recevoir les prochains articles directement, [la newsletter est par ici](https://www.jumirfak.art/la-lettre?utm_source=blog&utm_medium=interne&utm_campaign=puisqu-il-faut-parler-de-l-homme&utm_content=paragraphe-cloture).

Pour laisser un commentaire, connectez-vous ou créez un compte.